#OplinePrize / nomination 2025

J’ai le privilège d’être nommé cette année pour le Opline Prize International, 1er prix d’art contemporain et nouveaux médias depuis 2009. Merci à Jean-Jacques Gay pour son accompagnement.

« Bambagioni, le grand tour !

Sur son site, qui est son atelier en ligne accessible partout et pour tous, on peut lire que depuis les années 2000 l’artiste Aurélien Bambagioni inscrit sa pratique « dans les courants du web et de ses usages ». 

Depuis lors, Bambagioni a travers cet espace de travail qui depuis 1999 est aussi son archive et sa mémoire, « questionne son travail à l’ère de la diffusion numérique, de la mise en réseau des informations et du partage collectif ».  Son web organise documents et pensées « en systèmes cartographiques et propose une hiérarchisation des formes produites comme enjeu du temps, comme enjeu de l’œuvre elle-même ».

Se définissant comme un capteur d’instantanés, il réinvente un Grand Tour avec notamment « Comeback » ouvrant à tous sa réflexion sur les connexions géographiques totalement dispersées et augmentées et rapprochant sa pratique artistique de ses expériences sportives (Bambagioni est joueur de la Squadra Diaspora), ludiques (jeux vidéo), journalistiques (écrivain) ou touristiques. Explorant ainsi la relation complexe entre l’homme et son environnement, en mettant en lumière les défis de la modernité face à la puissance de la nature sous la contrainte de l’Anthropocène.

En intégrant des éléments de récits et d’anticipation dans ses films, comme dans ses dispositifs multimédias et/ou intelligent (« L’île Artificielle ») Aurélien Bambagioni manipule géographie,  topographie, histoire et relation personnelle à un lieu, une figure ou même un évènement de société. Car Aurélien Bambagioni revendique de susciter une réflexion sur la fragilité et la résilience face aux changements climatiques ou urbanistiques et même aux obsolescences technologies annoncée.

Pour cela il filme ou photographie le ciel et la mer comme on fixe un horizon : pour fuir les pensées du quotidien, et surtout pour révéler le droit pour tout un chacun d’avoir un accès à une vue. Une vue propre et dégagée, propre à la rêverie et à la contemplation de ses rêves d’enfant. »

Jean-Jacques Gay, février 2025